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Jdr - Rêve de Dragon - 16/11/2019

Publié : 23 nov. 2019, 16:35
par DarkBeber
Je vous propose un petit compte rendu de la premier partie.
Petits chanceux, vous allez avoir la chance de voir le monde à travers les yeux de Denny Crane 8-)


Les dragons sont généreux ! Ils ont voulu que je recroise le chemin de Pagylvae. Je me souviens avoir voyagé avec elle pendant quelques temps, avec Peh Pette et le marchand dont j’oubliais toujours le nom.
Cette fois-ci, nous ne sommes que tous les deux. Proximité propice aux rapprochements chaleureux...
Notre route nous amène dans une petite ville sympathique, où nous découvrons un jardin bien original rempli de statues de toutes sortes et de toutes formes. En particulier, la légende voudrait que celle représentant un dragon s’amuse parfois à parler aux gens.
Pour ma part, elle ne me dit rien, mais Pagylvae affirme qu’elle lui a parlé. A elle ? et pas à moi, Denny Crane ? C’est sans doute que le message n’avait pas beaucoup d’importance...
Nous sommes au même moment rejoints par une splendide jeune femme, Ludivine de Belgarde, suivie de son escorte : un affreux bonhomme un peu simplet et un autre type, plus présentable.
Leurs deux noms m’échappent tant je suis subjugué par la beauté de Ludivine. Ils tentent tous les trois d’écouter le dragon, mais cela ne semble guère concluant.
Pagylvae leur explique que le dragon lui a dit “La marinade aide à retrouver jeunesse”. Si ma grande expérience ne m’avait pas déjà fait connaître certaines étrangetés, je penserais que Pagylvae a tout simplement rêvé.
Retrouver jeunesse, voilà une perspective qui pourrait m’être fort utile. Pas dans l’immédiat bien sûr, je suis encore jeune et fort... Denny Crane ! Mais dans quelques années, peut-être...
Seulement voilà, où trouver de la marinade ? Nous tentons notre chance dans la première auberge qui passe. L’aubergiste nous fait un accueil chaleureux, mais n’a visiblement pas de marinade et semble à peine savoir ce que c’est. J’en conclue qu’il ne s’agit pas d’une spécialité locale. Il faudrait chercher ailleurs, mais la nuit tombe et nous choisissons de dîner sur place. Pagylvae profite de l’occasion pour jouer un petit air, histoire de récolter quelques pièces auprès des autres clients. Sautant sur l’occasion, j’invite la belle Ludivine à danser... mais sans doute trop éblouie par mon style gracieux... Denny Crane... la pauvre enfant fait un faux mouvement et se tord affreusement la cheville.
Il faudrait découper sa botte, mais malheureusement, nous n’avons pas d’outil approprié sous la main. Prenant en main les opérations, je tente malgré tout de lui ôter sa botte. La pauvre souffre atrocement mais, d’un coup sec, nous réussissons à sauver la botte. Quant à la cheville, par contre... lorsque mon regard se pose sur elle, meurtrie, déboîtée, difforme, je décide de feindre l’évanouissement, afin que la belle Ludivine remarque à quel point je m’inquiète pour sa personne.
Quelques minutes après, je décide de reprendre mes esprits quand arrive un vieux rebouteux que le groupe a appelé à l’aide. Ce vieux brigand ne m’inspire guère confiance et je l’observe de prêt lorsqu’il remet d’équerre la cheville de l’infortunée. Grâce à ma surveillance, il reste concentré et manoeuvre habilement pour sauver la cheville.
Pendant ce temps, l’ami simplet avait décidé de fabriquer une béquille pour la blessée, mais dans la manoeuvre, ce maladroit se tranche un doigt ! N’ayant que des notions très élémentaires de survie, il attrape un bout de braise et tente de cautériser sa plaie avec... Le lendemain, il faut l’amener au rebouteux pour qu’il arrange tout ça. Je me charge pour ma part d’aller acheter une vraie béquille à un menuisier du quartier.
Nous retournons ensuite au jardin pour interroger des universitaires, espérant que leurs longues années d’études des statues pourraient nous être utiles.
Nous tombons sur un vieux fou qui ne nous apprend strictement rien d’utile, et qui devient même complètement enragé lorsque Pagylvaé finit par lui avouer que le dragon lui a parlé, à elle... alors qu’il attendait depuis 30 ans que cela lui arrive, à lui.
Sa crise attire évidement l’attention de la foule qui commence à nous regarder d’un drôle d’oeil. S’il est si rare que la statue parle... ces ignares pourraient suspecter que Pagylvaé est haut rêvant... Par une prompte initiative de Ludivine et de son compagnon présentable, nous tachons de faire passer tout cela pour une petite farce, sans grande réussite.
Nous décidons de quitter les lieux, avec le vieux fou que nous abandonnons un peu plus loin, fin saoul grâce à une bonne bouteille d’eau de vie récupérée la veille à l’auberge.
Nous repérons assez vite que la garde commence à nous rechercher et je décide qu’il est plus sage de quitter prestement la ville. Nous achetons une petite carriole afin de ne pas être ralenti par la cheville blessée de Ludivine. Très habilement, j’indique au vendeur de carriole que nous partons vers le nord, mais une fois la porte nord franchie, nous contournons la ville et partons plein sud. Les gardes n’y voient que du feu... Denny Crane !

Prévoyant, j’avais acheté un peu de foin pour les chevaux, mais comble de malchance, il apparaît très vite que Ludivine y est allergique. Elle va nous infliger ses éternuements durant tout le voyage.
Tout en conduisant la carriole, je jette un oeil vers elle.
Avec un nez qui a doublé de volume, des yeux bouffis, sa démarche maladroite, due à la béquille, qui ne fait plus tanguer ses belles hanches voluptueuses, la jeune femme a perdu beaucoup de ses charmes...
Mes pensées se tournent alors vers la jeune serveuse de l’auberge de la veille. J’aurais dû lui prêter plus d’attention, la pauvre, elle doit se morfondre en ce moment en pensant à moi... Denny Crane !

Re: Jdr - Rêve de Dragon - 16/11/2019

Publié : 15 déc. 2019, 20:11
par CHiBi
Sacré Denny Crane 8-)

Re: Jdr - Rêve de Dragon - 16/11/2019

Publié : 30 déc. 2019, 10:59
par Captain_Squirrel
Bon résumé ...

Il n'empêche qu'il va quand même falloir la commencer cette partie :D

donc rendez-vous le 25 janvier !

Re: Jdr - Rêve de Dragon - 16/11/2019

Publié : 20 févr. 2020, 13:44
par DarkBeber
Suite du journal de Denny Crane


“A la recherche d’une marinade ?”


Après 3 jours d’un voyage plutôt pénible, Ludivine étant toujours un peu prise par son rhume des foins, nous n’étions plus qu’à deux heures de notre destination lorsque j’aperçus d’inquiétants mouvements dans les hautes herbes, le long de la route.
Me préparant à une attaque de bandits, je dégainai et arrêtai la carriole pour voir ce qu’ils allaient faire.
Pagylvae avait déjà bandé son arc, et sous mes conseils, tira une flèche dans les herbes, histoire de dire à ces brigands à qui ils avaient à faire…
Étrangement, cela ne provoqua aucun bruit, aucun mouvement…
L’artisan maladroit, Durnik, prit cette absence de réaction pour une invitation à foncer dans le tas… Je n’eus pas le temps de l’arrêter qu’il descendait déjà de la carriole et s’approcher du bord de la route… Et hop, il disparut sous nos yeux. Quelque chose l’avait agrippé et tiré dans les herbes, et ce n’était sûrement pas des brigands, mais sans doute quelque bestiole étrange. Pagylvae décocha à nouveau quelques flèches, qui cette fois-ci touchèrent au but. Nous pûmes mieux discerner la créature, c’était une sorte d’araignée géante, une “Arafle”, qui comptait visiblement prendre Durnik pour déjeuner, et peut-être le partager avec 3 autres de ces congénères qui s’approchaient de nous.
Ayant peur que notre cheval panique en voyant ces créatures, Ludivine tenta de lui grimper dessus pour lui cacher la vue avec son chapeau. Tentative hasardeuse car sa cheville n’était pas encore bien guérie et qu’elle n’a aucune expérience des chevaux.
Le résultat fut immédiat : plus effrayé par sa cavalière débutante que par les monstres des herbes, la monture rua, envoyant la pauvre demoiselle à terre.
La ruade fit peur aux araignées, mais celle qui avait capturé Durnik ne bougeait plus. C’était bien évidement une feinte, elle faisait la morte pour mieux nous sauter à la gorge. Mais je ne fus pas dupe de cette subtile feinte et d’un bond, je descendis de la carriole pour lui donner un puissant coup d’épée qui lui régla son compte ! Denny Crane !
Bob m’aida ensuite à sortir Durnik de là. Il était tout pâle et bavait un peu… il semblait presque dans son état normal, si ce n’est qu’il ne bougeait plus.
Nous le remontâmes dans la carriole pour examiner un peu ses blessures. Une saignée était envisageable, mais l’endroit ne me sembla pas idéal et je n’avais pas envie de me salir. Je préférai le ramener en ville pour le confier à un médecin.
Nous nous occupâmes également de la pauvre Ludivine, coincée dans un fossé, l’épaule démise. Couverte de terre, elle ne ressemblait définitivement plus à rien.

Après cet incident, nous reprîmes la route et dès notre arrivée, je cherchai un quelconque médecin pour s’occuper de Durnik. Parcourant les rues, nous croisâmes aux fenêtres de très charmantes demoiselles accortes qui ne manquèrent pas de m’offrir leur charmants sourires… Denny Crane.
Un rebouteux trouvé dans une auberge soigna Durnik, puis je partis en quête d’un endroit où ranger notre carriole durant notre séjour en ville. Je pus la placer à la capitainerie, ce qui me donna une idée lumineuse. Bob avait émis l’idée que nous ne devrions peut-être pas chercher une véritable marinade, et mon esprit fulgurant pensa alors qu’il pouvait s’agir du nom d’un navire ! Moins d’une heure après, nous nous trouvions devant un petit navire nommée « La Marinade » ! … Denny Crane !

Ses matelots n’étaient guère avenants, aussi je me mis en quête de leur capitaine pour négocier une place à bord. Celui-ci, un certain Basta, était en fait à bord et c’est Pagylvae qui se chargea de la négociation. Nous apprîmes que le navire transportait du vin et du coton, en direction de Port Frater, en Karmerlande. Le navire partait le lendemain soir.
En attendant, le soleil se couchait et il était temps de rentrer à l’auberge, où nous trouvâmes Bob et Denrik, enivrés, en compagnie de deux compagnons de beuverie : Petit Louis et Grand Louis, deux frères sortis d’on ne sait où, sans aucune manière et ne m’inspirant guère confiance.
Je décidai d’aller passer la nuit dans une auberge voisine, pour ne pas être importuné par ces tristes garçons.
Déclinant mon invitation, Pagylvae et Ludivine durent souffrir de la triste compagnie de ces énergumènes, tandis que je faisais la rencontre d’un groupe de voyageurs fort sympathiques qui adorèrent m’entendre raconter mes glorieuses aventures. Parmi eux, une charmante demoiselle ne fut pas insensible à mes charmes, mais la pauvre fut sans doute trop intimidée par Denny Crane et ne me rejoignit pas dans ma chambre.

Le lendemain, je constatai avec regret que les deux Louis étaient toujours là et qu’ils semblaient décidés à voyager avec nous. Je conduis le groupe à la capitainerie pour récupérer la carriole et aller la vendre, sans toutefois oublier de bien la faire nettoyer par nos deux nouveaux compagnons, qui finalement pourraient nous être utiles.

Une fois notre carriole vendue, et quelques emplettes faites chez les marchands locaux, nous rejoignîmes le port pour embarquer. Le voyage fut difficile pour certains membres du groupe qui n’avaient pas le pied marin. Bien sûr, les roulis de la haute mer me génèrent à peine, je suis un marin né… Denny Crane !!
Heureusement pour les autres, le voyage fut court et nous arrivâmes très vite en vue de Port Frater.
Juste avant, non loin des côtes, nous remarquâmes un étrange récif, une petite île où se trouvait une ruine datant peut-être du Second Age : la tour Muringen. Une seule personne en est revenue vivante, et en y laissant ses jambes ! Les rumeurs indiquent en effet qu’autour de l’ile, de sublimes sirènes rôdent pour dévorer les marins égarés. J’aimerais bien en croiser une un jour…
Elle goûtera à mes charmes… ou au fil de mon épée ! Denny Crane !